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| Synopsis |
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La province de Salta, dans
le nord de l'Argentine. Nous sommes près de la Bolivie, le climat est
tropical. C'est une étouffante journée ordinaire d'été
pour la famille de Mecha, la cinquantaine, alcoolique. L'individualité
de chacun s'accorde mal de cette vie collective : Momi, la fille cadette, s'oppose
au départ d'Isabel, la servante avec laquelle elle entretient des relations
troubles; José, le fils installé à Buenos Aires, est lui-même
en crise avec son épouse; Vero, la belle blonde, est fascinée
par son frère. La tension monte...
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Réalisateur |
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Après avoir été
tentée par le dessin animé, Lucrecia Martel, née en 1966,
a été assistante sur plusieurs courts métrages, avant d'en
réaliser un en 1996, Rey Muerto. La Ciénaga est
son premier long métrage.
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Critique |
Dès le générique
de début, l'un des plus beaux qu'il nous ait été donné
de voir depuis longtemps, Lucrecia Martel parvient à créer un
univers personnel loin des normes, qui happe l'attention du spectateur pour
ne plus la lâcher jusqu'au drame final. En quelques plans entremêlés
à des titres inquiétants, elle plante un univers dont on ne sait
pas tout d'abord s'il est réaliste ou fantastique. Il y a quelque chose
des "Body Snatchers" dans ces corps qui traînent des chaises
et agitent leur verre de rouge de manière hébétée,
au bord d'une piscine marécageuse dans laquelle il ne faut pas se tremper.
Et survient le premier accident : Mecha titube, tombe et se blesse sur les éclats
de verre. Personne pour la ramasser.
On fait alors connaissance
avec une foule de personnages étranges. On pense qu'on ne pourra pas
se souvenir du nom de chacun, qu'ils n'ont aucune chance d'exister individuellement,
le temps d'un film, qu'ils sont trop nombreux. Et pourtant... c'est l'un des
plus grands mérites de la mise en scène que de savoir leur donner
à tous une densité et une personnalité marquante. Chacun
semble vivre réellement, et contribue à faire oublier au spectateur
la salle de cinéma, le monde extérieur, son quotidien.
C'est pourquoi il me semble
erroné de penser, comme on a pu l'entendre dans les festivals où
il a été présenté, que le film est splendide mais
aura du mal à trouver un public. Rares sont les films qui parviennent
à capter à ce point l'attention du spectateur, à l'attirer
dans un univers parallèle et à lui laisser des marques durables
une fois la projection terminée. Auréolé du Prix Albert
Bauer de Berlin, du Grand Prix "Coup de cœur" et du Prix de la
Critique aux Rencontres Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse,
La Ciénaga devrait en toute logique trouver très vite un
distributeur français.
Grégory
Valens
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FILM CREDITS
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| Réalisation |
Lucrecia Martel
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| Scénario |
Lucrecia Martel
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| Photo |
Hugo Colace |
| Montage |
Santiago Ricci
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| Décor
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Cristina Nigro |
| Costume |
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| Musique |
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| Interprètes |
Graciela Borges
Mercedes Moran
Martin Adjemian
Juan Cruz Bordeu
Daniel Valenzuela
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| Contact |
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| Agent/Distributeur |
4 K Films
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