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133
min, 2000, United States
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| Synopsis |
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Embusqué derrière sa fenêtre, caché derrière ses voilages, l'écrivain à la
retraite observe la rue et les élèves du lycée voisin à longueur de journée.
A tel point que c'est devenu un gag, et que les collégiens trimballent des
fables monstrueuses sur l'identité réelle de ce reclus misanthrope que personne
ne voit jamais, et qui se fait monter ses courses une fois par semaine par
un jeune et dévoué factotum (magnifique scène de la BMW avec Jamel, qui lève
un coin du voile sur les capacités cachées du prodige). Qui est-il ? Jamel
sera le premier à relever le défi : oser monter la nuit dans son appartement
pour en savoir plus, percer son secret. Et à cause d'un sac oublié dans sa
fuite,Jamel va entamer enfin le chemin qui va le rapprocher de William Forrester.
Si vous voulez aller voir le film, arrêtez vous là, et ne lisez pas la suite.
Car le charme évident de ce faux " thriller " psychologique, réside dans la
façon époustouflante dont il nous distille une par une les informations qui
nous permettent de deviner les deux vérités, celles des deux héros qui se
cachent derrière de fausses apparences . D'un côté, un jeune surdoué black
qui rêve d'intégration sociale et se sert du sport pour y arriver, alors qu'il
est un génie en puissance. De l'autre, un Salinger oublié, qui n'a été l'homme
que d'un seul livre, et ne parvient pas à écrire le second pour des raisons
que l'on ne connaîtra qu'à la fin du film.
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Réalisateur |
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Filmographie
Brokeback Mountain (2000)
Finding Forrester (A la Rencontre de Forrester) (2000)
Psycho (1998)
Good Will Hunting (Will Hunting) (1997)
Ballad of Skeletons (1996)
To Die For (Prête à Tout) (1995)
Even Cowgirls Get the Blues (1993)
My Own Private Idaho (1991)
Drugstore Cowboy (1989)
Five Ways to Kill Yourself (1987)
My New Friend (1987)
Mala Noche (...aka Bad Night) (1985)
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Critique |
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Le
dernier film de Gus Van Sant confirme qu'il y a quelque chose de secret et
de profondément original dans la trajectoire de ce cinéaste, parti de Sundance
pour arriver dans le giron des majors. Qu'y a-t-il de commun en effet entre
My Own Private Idaho, Drugstore Cow Boy, Prête à tout
(fable décapante sur l'arrivisme et la société américaine, le meilleur rôle
de Nicole Kidman à ce jour), le remake (inutile) de Psycho, et aujourd'hui
A la rencontre de Forrester qui succède à son brouillon Will Hunting
? La réponse n'est pas aisée.
De toute évidence un goût et un sens très affuté de la mise en scène, l'un
des points communs frappants entre ces sujets aussi différents les uns des
autres. A la fois peintre, écrivain, musicien, et photographe, Gus Van Sant
a construit en une douzaine d'années une œuvre mystérieuse et complexe. Le
face-à-face entre William Forrester et le prodige noir du basket, le jeune
Jamel, recèle des trésors de finesse,d'humanisme poignant, de pudeur et de
délicatesse.
Dès
qu'il a eu le script entre les mains, Sean
Connery a déclaré à la Columbia : " Forrester c'est moi. " Et il n'a eu
de cesse de jouer le rôle, devenant même coproducteur du film. Il fallait
trouver un réalisateur. Gus Van Sant, venant de tourner récemment un Good
Will Hunting au sujet étonnament proche - les rapports d'un disciple et
de son mentor - s'est très vite imposé. Il fallait compléter le casting. Rob
Brown s'est révélé l'interprète idéal de Jamel, bien plus bouleversant que
ne l'était Matt Damon dans Will Hunting. Pour le méchant, on est allé
chercher le redoutable et efficace F. Murray Abraham, marqué à jamais par
le rôle de Salieri dans Amadeus de Forman. Il prend les habits de l'odieux
professeur qui va tout faire pour empêcher le miracle de l'épanouissement
et de la révélation des dons de son élève. Tandis que Sean Connery n'a pas
grand mal à se couler dans les habits surannés de l'ermite retiré du monde,
qui va se décider enfin à aller au grand jour, pour sauver Jamel du mauvais
pas où il s'est mis, et lui offrir son vrai départ dans la vie, après une
explication qui laisse tout le monde la gorge serrée.
Toutes ses séquences auraient pu être lourdes, pénibles, explicatives. Gus
Van Sant les met en scène avec un doigté aérien, un rythme soutenu, une photo
légèrement passéiste, sombre et contrastée,qui font de ce film alerte et musical
bien plus qu'un récit d'amitié et d'initiation. Une histoire étrange et crépusculaire,
où le réalisateur se met lui-même à nu dans ce récit qui ne sert qu'à une
chose, faire tomber les masques, même quand ça fait mal. Car c'est ainsi que
l'on avance dans la vie comme dans le cinéma. En affrontant sa vérité.
Michel Pascal
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FILM CREDITS
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| Réalisation |
Gus van Sant
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| Scénario |
Mike Rich
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| Photo |
Harris Savides |
| Montage |
Valdis Oskarsdóttir
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| Décor
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Jane Musky |
| Costume |
Ann Roth |
| Musique |
Bill Brown
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| Interprètes |
Sean Connery
Anna Paquin
Robert Brown
F. Murray Abraham
Busta Rhymes
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| Contact |
Sean
Connery |
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COLUMBIA PICTURES CORPORATION |
| Agent/Distributeur |
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