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123
min, 1999, United States
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| Synopsis |
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Ayant eu le malheur de déplaire
à Napoléon, Donatien Alphonse François de Sade (Geoffrey Rush) est enfermé à
l'asile de Charenton avec l'espoir qu'il soit réduit au silence. Nous sommes
au début des années 1800 et le Marquis vient d'échapper de justesse aux guillotines
de la Terreur.
Sade à beau être l'écrivain
le plus haï de France, il est aussi celui dont les romans se lisent avidement
en cachette. Emmuré mais invaincu, il continue de s'adonner à sa passion dévorante:
l'écriture. Et avec la complicité d'une servante (Kate Winslet), parvient à
écouler ses écrits à l'extérieur de sa prison et à les publier.
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Réalisateur |
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Né à Chicago, Philip Kaufman
commence par faire des études de droit à Harward avant de regagner sa ville
natale pour une maîtrise d'Histoire. En 1960, il s'établit à San Francisco et
se lance dans l'écriture d'un roman tout en gagnant sa vie en tant que facteur.
C'est Anaïs Nin, deux ans plus tard, alors que Kaufman est de retour à Chicago,
qui lui conseillera de s'orienter vers le cinéma. Il transforme alors son roman
qu'il n'a toujours pas fini en un scénario et réalise Goldstein. Le film
obtiendra le Prix de la Critique au Festival de Cannes en 1964.
En 1972, il réalise The
Great Northfield, Minnesota Raid (La Légende de Jesse James), un
des derniers grand western Hollywoodien. Il se lance alors dans l'écriture de
The Outlaw Josey Wales (Josey Wales hors la loi), un western un
poil plus ambitieux qu'il est sensé réaliser. Mais au dernier moment, c'est
Clint Eastwood qui en prend les rennes.
Son premier gros succès,
il le rencontre avec Invasion of the Body Snatchers (L'invasion des
profanateurs de sépulture), son remake du film de Don Siegel. Alors remarqué
par George Lucas, c'est avec lui qu'il écrira le scénario de Raiders of the
Lost Ark (Les Aventuriers de l'arche perdue) et plantera les principaux
éléments du personnage d'Indiana Jones. En 1983, il réalise la formidable adaptation
de la conquête spatiale avec The Right Stuff (L'Etoffe des héros)
qui remportera quatre Oscars. Il retrouve ensuite Anaïs Nin dont il adaptera
le récit autobiographique qui décrit sa relation avec l'auteur Henry Miller
avec Henry & June.
Depuis Rising Sun
(Soleil levant) en 1993, Kaufman n'avait pas donné signe de vie.
Filmographie :
2000 Quills
(Quills - La Plume et le sang) 1993 Rising Sun
(Soleil levant) 1990 Henry & June
1988 The Unbearable
Lightness of Being (L'Insoutenable légèreté d'être)
1983 The Right
Stuff (L'Etoffe des héros)
1979 The Wanderers
(Les Seigneurs) 1978 Invasion of
the Body Snatchers (L'Invasion des profanateurs de sépulture) 1974 The White
Dawn
1972 The Great
Northfield, Minnesota Raid (La Légende de Jesse James) 1967 Fearless Frank
1965 Goldstein
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Critique |
Il serait facile de dire
que Quills n'est pas un film pour tout le monde et qu'il ne sera pas,
du fait, un énorme succès au box-office. Effectivement, on parle du Marquis
de Sade. C'est même Philip Kaufman (il avait déjà eu quelques problèmes avec
la censure américaine avec Henry & June et L'Insoutenable légèreté
d'être) qui s'en charge. On y trouve donc des dialogues parfois très crus.
Il y est question de torture, de meurtre et, bien sûr, de sexualité. De perversion
sexuelle à plus forte raison. Mais ce que suggère ici Kaufman, c'est que la
simple idée de pouvoir s'exprimer librement peut se révéler choquante. Qu'arrive-t-il
lorsque des extrémistes sont réduits au silence ? Ou qu'arrive-t-il lorsqu'il
leur est donné la liberté de s'exprimer ?
C'est pourquoi il ne faut
pas s'attendre à une étude historico-biographique de la vie du Marquis. Non,
l'adaptation de la pièce à succès de Doug Wright par Philip Kaufman, même si
elle se charge de respecter un certain nombre de faits historiques, est surtout
là pour aborder des thèmes chers au metteur en scène américain: les droits humains,
la liberté de penser… Et à travers ceux-ci, ce n'est pas sa vision des choses
qu'il cherche à imposer, mais plutôt de se servir de l'ensemble comme d'un miroir
de notre société.
Côté acteurs, c'est à une
magnifique alchimie entre les principaux rôles (ceux de Geoffrey Rush, Kate
Winslet et Joaquin Phoenix en tête) que l'on assiste. Tous sont réellement impressionnants.
Quant à Michael Caine, c'est tout simplement à une représentation étonnante
du mal absolu, à travers toute l'hypocrisie qu'il porte en lui, qu'il se livre.
Petit bémol à l'entreprise,
mais il est de taille: la dérision que Kaufman y apporte. On le sait, Sade laissait
transparaître beaucoup d'ironie dans ses écrits. Mais la dimension comique était-elle
nécessaire pour apporter un élément de réponse aux questions qu'il soulève?
Pas sûr.
Christophe
Pinol
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FILM CREDITS
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| Réalisation |
Phillip Kaufman
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| Scénario |
Doug Wright
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| Photo |
Rogier Stoffers |
| Montage |
Peter Boyle
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| Décor
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Martin Childs |
| Costume |
Jacqueline West |
| Musique |
Stephen Warbeck
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| Interprètes |
Geoffrey Rush
Kate Winslet
Joaquin Phoenix
Michael Caine
Billy Whitelaw
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| Contact |
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FOX SEARCHLIGHT PICTURES |
| Agent/Distributeur |
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