Gladiator


GENERIQUE

Producteurs

Steven Spielberg,
David H Franzoni
Douglas Wick

Réalisateur Ridley Scott
Scénario David H Franzoni, John Logan, William Nicholson
Image John Mathieson
Musique Hans Zimmer
Interprètes Russel Crowe, Richard Harris, Joaquim Phoenix, Oliver Reed, Djimon Hounsou, Connie Nielsen

An 180, l'empereur Marcus Aurelius (Richard Harris) sentant sa fin proche fait part de son désir de faire de Rome une république à son plus fidèle général : Maximus (Russel Crowe). Privé de son avenir d'empereur, le fils de celui-ci tue son père et ordonne l'exécution de Maximus. Le général parvient à s'enfuir et à rentrer chez lui pour, hélas, ne trouver que les corps brûlés de sa femme et de son fils. Emprisonné, puis vendu comme esclave, Maximus ne tarde pas a faire preuve de talent dans l'arène des gladiateurs. Gloire qui doit le mener tout droit vers le Collysée de Rome, lieu de sa vengeance.

Hollywood avait tendance ces derniers temps à revisiter les genres qui ont fait sa gloire dans le passé. Après le western, voici le peplum avec comme chef d'orchestre le célèbre réalisateur de Blade Runner. D'entrée le film évoque par son sujet un monument du genre : Spartacus de Stanley Kubrick , rien d' étonnant à cela si on se souvient de la ressemblance entre Duellistes, premier film de Scott, et Barry Lindon. Reste alors à faire abstraction de la comparaison, inutile de chercher ici le génie de Stanley. On pense également au mythique Ben Hur de William Wyller. Mais cessons ici tous parallèles, car le film, tout en se référant aux vieux classiques, se veut résolument moderne. Du point de vue technique d'abord puisque le film fait appel au numérique pour les décors affiche des costumes, qui rappellent malheureusement plus une série télévisée comme Xena la guerrière que les Dix Commandements. Du point de vue estétique ensuite, la violence étant filmée de manière très stylisée et montrée de façon à la fois brutale et esthétique, les scènes de combat rappelant les Cendres du Temps du hong-kongais Wong Kar-Waï, sans pour autant en égaler la virtuosité. Que reste-il alors au film ? Peut être une simple nostalgie, des souvenirs épars de grands films qui, mis bout à bout, tournent au vinaigre.

Cyril Polinacci