Garage Olimpo  

GENERIQUE
Producteur Amedeo Pagani, Eric Heumann, Daniel Burman
Réalisateur Marco Bechis
Scénario Marco Bechis, Lara Fremder
Image Ramiro Civita
Montage Jecopo Quadri
Décor Romula Abad
Musique Jacques Lederlin
Interprètes Dominique Sanda, Chiara Caselli, Antonella Costa, Carlos Echevarria, Enrique Pieyro
Durée 98 min
Distribution Adriana Chiesa Enterprises

Critique

Argentine 1978. En pleine dictature fasciste, un garage à l'abandon sert de lieu de torture et d'extermination des opposants aux régimes. Une jeune fille, Maria y est enfermée et subit des sévices de la part de Félix, le locataire de sa mère, qui est amoureux d'elle mais est obligé de faire son travail.

Garage Olimpo est un film dur, un film témoin d'une époque sombre et d'événements pénibles à regarder. On se demande pourquoi le réalisateur, Marco Bechis, qui fut lui-même victime de ces exactions avant d'en réchapper grâce à sa nationalité italienne, a choisi une telle histoire pour en rendre compte. Son film oscille entre le témoignage politique dur, très précis et très documenté puisque basé sur d'éprouvants souvenirs personnels, et une histoire au fond sado-masochiste qui aurait supposé un traitement plus baroque et poétique à la manière d'un Bunuel ou du Jean Genêt d'Un Chant d'Amour, et, de manière plus générale, à la façon des nombreux grands romanciers latino-américains qui ont su témoigner de ces horreurs avec toute leur fantaisie littéraire.

En somme Marco Bechis n'a pas su choisir entre la sobriété en intégrant une histoire d'amour dans sa description politique et la poésie en traitant de manière trop plate et réaliste cette histoire. C'est dommage, un tel sujet aurait mérité un grand film.


Yannis Polinacci