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Critique
Argentine
1978. En pleine dictature fasciste, un garage à l'abandon sert
de lieu de torture et d'extermination des opposants aux régimes.
Une jeune fille, Maria y est enfermée et subit des sévices de
la part de Félix, le locataire de sa mère, qui est amoureux d'elle
mais est obligé de faire son travail.
Garage
Olimpo est un film dur, un film témoin d'une époque sombre
et d'événements pénibles à regarder. On se demande pourquoi le
réalisateur, Marco Bechis, qui fut lui-même victime de ces exactions
avant d'en réchapper grâce à sa nationalité italienne, a choisi
une telle histoire pour en rendre compte. Son film oscille entre
le témoignage politique dur, très précis et très documenté puisque
basé sur d'éprouvants souvenirs personnels, et une histoire au
fond sado-masochiste qui aurait supposé un traitement plus baroque
et poétique à la manière d'un Bunuel ou du Jean Genêt d'Un
Chant d'Amour, et, de manière plus générale, à la façon
des nombreux grands romanciers latino-américains qui ont su témoigner
de ces horreurs avec toute leur fantaisie littéraire.
En somme Marco
Bechis n'a pas su choisir entre la sobriété en intégrant une histoire
d'amour dans sa description politique et la poésie en traitant
de manière trop plate et réaliste cette histoire. C'est dommage,
un tel sujet aurait mérité un grand film.
Yannis
Polinacci
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