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7ème
Festival du Film Asiatique de Vesoul
6 - 13 février 2001 |
" Tu as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul " ...
et on a bien fait
44 films issus de pays asiatiques sont présentés, dans six sections
différentes, cette année à Vesoul.
La première de ces sections, intitulée " Visages des cinémas d"Asie
Contemporains " comprend 8 films dont 7 seront en compétition
pour recevoir le Cyclo d'Or du meilleur film asiatique remis par
un jury présidé par LE spécialiste français des cinémas d'Asie,
Max Tessier, écrivain, critique et journaliste.
Ces 7 films effectuent déjà un grand tour dans le monde asiatique
puisque deux films chinois participent à la compétition. Les autres
pays concourant pour la récompense suprême arrivent de Corée,
D'Indonésie, D'Iran, du Liban et du Sri Lanka.
La deuxième section a choisi de développer la thématique " arts
et artistes " dans laquelle on pourra retrouver plusieurs films
distribués en France ainsi que quelques grands classiques du cinéma
asiatique.
Ainsi le film coréen de D'Im Kwon Taek, Chungyang, très
remarqué, ainsi que Vanaprashtan de Saji Karun, originaire
d'Inde, participeront au côté contemporain du thème tandis que
Le Héros de Satyajit Ray (1966) et Cinq femmes autour
d'Utamaro de Kenji Mizoguchi (1946) feront vivre ou revivre
au spectateurs quelques grands moments du cinéma asiatique.
Deux films européens viendront compléter cette sélection, l'un
français de Alain Mazars, Printemps perdu et l'autre, suisse,
de Daniel Schmidt, Visage écrit.
La troisième section de ce festival est consacrée aux enfants
et présente notamment le magnifique Les enfants du ciel de Majid
Majidi ainsi qu'un programme inédit de courts métrages d'animation
iranien à ne surtout pas manquer et à conseiller à tous les enfants.
A noter que les jeunes seront gâtés puisque deux soirées leur
seront consacrés avec au programme de chaque soir un film japonais
: Akira de K.Otomo et Ghost in the shell de Mamoru
Oshii.
Un hommage, amplement mérité, sera rendu, en sa présence, à l'un
des grands cinéastes japonais, Kiju Yoshida, avec la présentation
de 5 de ses films des plus anciens aux plus récents.
La source thermale d'Akitsu de 1963 est son troisième film.
Il met en vedette, Mariko Okada, l'une des pus grandes stars japonaise
de l'époque et femme du réalisateur. Cette histoire de deux amants
qui ne cesse de se rencontrer et de se séparer développe l'une
des thématiques chères au réalisateur : " montrer un état de société
à travers un état de corps " (Antoine de Baecque, présentation
du réalisateur, festival de La Rochelle 1996). Thème qu'il dévellopera
d'ailleurs 25 ans plus tard dans un de ses derniers films, Promesse.
Promesse qui avec le dernier film de Yoshida, Onimaru, constituent
un retour aux thèmes favoris tout autant que des films testaments.
Bref un grand hommage et des films rares depuis leur présentation
il y a cinq ans au festival de La Rochelle. Et tout comme il y
a cinq ans, Yoshida et Mariko Okada seront présents pour partager
leurs passion et leur travail avec le public.
L'avant-dernière section du festival dresse un panorama du cinéma
iranien avec des films récents tels que Djomeh de Hassan
Yektapanah, présenté dans la section Un Certain Regard cette année
à Cannes et co-lauréat de la Caméra D'or, ou Le jour ou je
suis devenue une femme de Marzieh Meshkini.
On pourra aussi découvrir un film inédit de Abbas Kiarostami de
1973, intitulé Expériences, d'une durée d'une heure.
Enfin la dernière section présente quelques documentaires vidéos
dont la plupart concourent pour le prix vidéo-documenaire remis
par le jury jeunes.
A signaler dans cette compétition, un doc intitulé Comment
samira a fait le tableau noir réalisé par Maysam Makhmalbaf,
nouveau membre de la famille cinéma Makhmalbaf et qui nous raconte
le pourquoi du comment du film qui a obtenu le prix du jury au
dernier festival de Cannes.
Après ce festival, il est sur que vous ne verrez plus Vesoul sous
un mauvais jour mais plutôt sous un soleil ... levant.
Frédéric
Leconte
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