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Soirée
d'ouverture
L'époque est aux passerelles. Pour Henri Maïer, le directeur des
opéras de Montpellier, " le cinéma est au XXè siècle ce que l'opéra
était au XIXè ". Partant de ce postulat facilement acceptable, entre
filiation et héritage, le festival de Montpellier ouvre sa vingt-deuxième
édition en rendant hommage à Guiseppe Verdi, dont on commémorera
la centenaire de la mort l'année prochaine. Bernardo Bertolucci,
lui, est certainement le réalisateur qui a puisé le plus dans l'œuvre
du créateur de la Traviata. Tous deux natifs de Parme, l'œuvre des
deux hommes se répondent, Bertolucci allant jusqu'à dire, non sans
humour, que Verdi a composé, sans les connaître, pour ses films
à lui. De Prima della rivoluzione à La stratégie de l'araignée,
en passant bien sûr par 1900, l'hommage du réalisateur est
un geste naturel.
Le festival de Cinéma Méditerranéen 2000 s'est donc ouvert sur une
soirée composite.
Au programme : un concert sous la direction de Marco Guidarini,
avec la soprano Alexia Cousin pour des airs et des ouvertures empruntés
à Aida, La force du destin ou encore Otello.
Mais l'hommage du cinéma à Verdi serait incomplet sans citer Visconti
(Senso) ou encore Sam Wood, le moins latin de la bande, et
sa Nuit à l'opéra, dont on a pu voir de larges extraits.
Bémol de taille à cette soirée qui promettait d'être passionnante,
l'absence de Bertolucci qui, pour des raisons de santé, n'a pu se
déplacer à Montpellier. Montpellier est donc allé au réalisateur
qui a reçu une équipe du festival. Cet entretien exclusif a été
montré à l'issue du concert, privant malgré tout cette soirée d'ouverture
d'une rencontre qui s'annonçait riche et originale, autour d'une
idée forte, hommage à la contribution majeure de la péninsule italienne
à tous les arts.
David
Dibilio
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