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Toy Story 2 |
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JOHN LASSETER, PREMIERE STAR DE LA 3D Portrait C'est à la même époque que Lasseter fait la connaissance de William Reeves, un informaticien de LucasFilm. De cette rencontre va naître une fructueuse collaboration dans laquelle vont se combiner le talent artistique du premier et l'ingéniosité du second. Lasseter se retrouve bientôt chez LucasFilm où il réalise en 1984 The Adventures of André and Wally B. Les images de ce premier court métrage entièrement en 3D sont calculées sur un super-ordinateur Cray, de même type que ceux utilisés par la NASA et les grands centres de recherche. De la division animation par ordinateur de LucasFilm émerge un an plus tard la société Pixar. D'abord filiale du groupe de George Lucas, Pixar (aujourd'hui basée à Richmond, près de San Francisco) devient par la suite une firme indépendante à laquelle s'associe le fondateur d'Apple Steve Jobs. Et John Lasseter participe à ce titre aux effets spéciaux en 3D pour Le Secret de la Pyramide (1985, Barry Levinson) produit par Spielberg, en réalisant le chevalier de vitrail qui sort de son cadre. Mais c'est à partir de 1986 que Lasseter va laisser épanouir un art dans lequel sa technique infographique saura s'effacer au profit du récit et des personnages. Admirateur de Frank Capra, il sait créer des personnages dotés d'une âme tendre et ludique. Ainsi, si ses "acteurs" ne sont que des objets, deux lampes de bureau dans Luxo Junior (1986) ou un petit monocycle de jongleur de cirque dans Red's Dream (1987), Lasseter parvient, à travers le jeu des situations, à leur donner la dimension de personnages chargés d'humour et d'émotion. De plus, grâce à l'avance technologique de Pixar d'alors en matière de réalisme des images de synthèse - qui emprunte à la fois à la photographie et au cinéma - Lasseter sait exploiter la 3D comme un ressort dramatique inédit dans l'histoire de l'animation: par la profondeur de champ, par le jeu des ombres et des lumières, le déplacement des caméras virtuelles ou encore par le rendu du flou dans le mouvement. En 1998, Lasseter remporte à Hollywood l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation avec Tin Toy, une histoire d'enfant et de jouets qui, par le scénario, préfigure déjà Toy Story. Suivent en 1989 Knick Knack , filmé pour une projection en relief, puis, reprenant son personnage de la lampe "Luxo", le triptyque Surprise, Light Heavy et Up Down (1991). L'œuvre de John Lasseter a été régulièrement récompensée à Imagina à partir de 1987 par des prix Pixel-INA. Côté Disney à Glendale (Los Angeles), les techniques de synthèse d'images sont introduites progressivement dans l'animation traditionnelle pour la réalisation de certains décors comme dans Oliver & Cie, La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion , Pocahontas, ou plus récemment dans Tarzan. En ce qui concerne la 3D pure, seuls quelques courts métrages sont produits comme Oilspot & Lipstick (1987, réalisé par le Late Night Group) et Off his Rockers de Barry Cook (1992), une autre histoire de jouets dotés d'une "âme" dont on retrouve l'esprit dans les deux Toy Story. En fait en 1991, Disney va préférer s'adresser à Pixar et à John Lasseter pour poursuivre dans cette voie. Un accord de production de trois longs-métrages entièrement en 3D est donc passé entre les deux firmes, et cinq autres devraient se succéder, suite à un nouveau contrat passé en 1997. Quinze après son premier passage chez Disney, John Lasseter est devenu la première vraie star de la 3D : ce sera Toy Story en 1995, Les Mille et une Pattes (A Bug's Life) en 1998, et enfin Toy Story 2 en 1999. En 1995, John Lasseter a reçu un Oscar pour l'ensemble de son œuvre.
FilmFestivals.com reporter |