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An 180, l'empereur
Marcus Aurelius (Richard Harris) sentant sa fin proche fait part
de son désir de faire de Rome une république à son plus fidèle
général : Maximus (Russel Crowe). Privé de son avenir d'empereur,
le fils de celui-ci tue son père et ordonne l'exécution de Maximus.
Le général parvient à s'enfuir et à rentrer chez lui pour,
hélas, ne trouver que les corps brûlés de sa femme et de son fils.
Emprisonné, puis vendu comme esclave, Maximus ne tarde pas a faire
preuve de talent dans l'arène des gladiateurs. Gloire qui doit
le mener tout droit vers le Collysée de Rome, lieu de sa vengeance.
Hollywood
avait tendance ces derniers temps à revisiter les genres
qui ont fait sa gloire dans le passé. Après le western, voici
le peplum avec comme chef d'orchestre le célèbre réalisateur de
Blade Runner. D'entrée le film évoque par son sujet
un monument du genre : Spartacus de Stanley Kubrick
, rien d' étonnant à cela si on se souvient de la ressemblance
entre Duellistes, premier film de Scott, et Barry
Lindon. Reste alors à faire abstraction de la comparaison,
inutile de chercher ici le génie de Stanley. On pense également
au mythique Ben Hur de William Wyller. Mais cessons
ici tous parallèles, car le film, tout en se référant aux
vieux classiques, se veut résolument moderne. Du point de vue
technique d'abord puisque le film fait appel au numérique pour
les décors affiche des costumes, qui rappellent malheureusement
plus une série télévisée comme Xena la guerrière
que les Dix Commandements. Du point de vue
estétique ensuite, la violence étant filmée de manière très stylisée
et montrée de façon à la fois brutale et esthétique, les
scènes de combat rappelant les Cendres du Temps
du hong-kongais Wong Kar-Waï, sans pour autant en égaler la virtuosité.
Que reste-il alors au film ? Peut être une simple nostalgie, des
souvenirs épars de grands films qui, mis bout à
bout, tournent au vinaigre.
Cyril
Polinacci
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