Imagina - Monaco/Paris

Philippe Quéau

est directeur de la division Information et Informatique à l'Unesco depuis juillet 1996. Auparavant, il a été directeur de recherches à l'INA (Institut national de l'audiovisuel), où ses travaux ont porté, dès le début des années 1980, sur le domaine des images de synthèse et de la télévirtualité. A ce titre, il a été co-fondateur d'Imagina, en 1981 et responsable de son programme scientifique jusqu'en 1997. Ancien élève de l'École Polytechnique (X72), ingénieur des télécommunications (ENST 77), il est titulaire d'un DEA des Sciences de l'Information et de la Communication. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels "Le Virtuel. Vertus et vertiges" (INA/Champs Vallon). Gustave Podroe

Streaming Interview
Q1: What is the focus of imagina ?
Q2: What's new this year
Q3: About convergence and interrativity ? games...internet...
Q4: The merger aol/timewarner is only a first step...
Q5: Is the broadband ready for broadcasting ?
Q6: What is the internet potential in the long run ?

John DYKSTRA

Né à Long Beach (Californie) en 1947, John Dykstra y étudie le design industriel. Il commence à travailler dans le cinéma avec Douglas Trumbull sur Le Mystère Andromède de Robert Wise et sur Silent Running. Puis en 1975, Trumbull lui fait rencontrer George Lucas et le producteur Gary Kurtz qui lui proposent de diriger la supervision des effets visuels de La Guerre des étoiles, ce qui lui vaut de remporter un Oscar en 1977. Dykstra qui préfère rester à Los Angeles, quitte ILM fondé par Lucas. Prestataire indépendant, il collabore à plusieurs productions pour le grand écran, ou pour la télévision comme la série Galactica. Il réalise également des films publicitaires. Il marque son retour comme superviseur d'effets spéciaux au milieu des années 90 avec les deux derniers " Batman " réalisés par Joel Schumacher et en 1999 avec Stuart Little.
Jean Segura

Filmographie/Filmography

1999 : Stuart Little (Rob Minkoff)
JD, senior visual effects supervisor
1997 : Batman & Robin (Joel Schumacher)
JD, visual effects supervisor
1995 : Batman Forever (Joel Schumacher)
JD, visual effects supervisor
1989 : Spontaneous Combustion (Tobe Hooper)
JD, special effects consultant
1986 : Invaders from Mars (Tobe Hooper) Titre français : L'invasion vient de Mars
JD, special visual effects
1985 : Lifeforce (Tobe Hooper)
JD, special visual effects
1982 : Firefox (Clint Eastwood)
JD, special visual effects producer
1980 : Galactica 1980 : TV Series (Barry Crane, Vince Edwards)
JD, special effects
1979 : Star Trek: The Motion Picture (Robert Wise) Titre français : Star Trek : le film
JD, special photographic effects supervisor

1978 : Battlestar Galactica : TV Series (Donald P. Bellisario, Richard A. Colla) Titre français : Galactica, la bataille de l'espace
JD, visual effects supervisor
1977 : Star Wars (George Lucas) Titre français : La Guerre des étoiles
JD, special photographic effects supervisor
1971 : Silent Running (Douglas Trumbull)
JD, special effects & special photographic effects
1971 : The Andromeda Strain (Robert Wise) Titre français : Le Mystère Andromède

Streaming Interview
01: after Silent Running, camera controlled by computers
02: the birth of ILM
03: how long for Star Wars?
04: the life after Star Wars...

Jeffrey KLEISER

Frère du réalisateur Randal Kleiser, Jeff Kleiser, né à Philadelphie, est diplômé en Computer Science de l'Université de Colgate (New York State). Il fonde Digital Effects à New York et travaille pour Disney pour réaliser une partie des effets spéciaux numériques de Tron (1982). Il devient ensuite directeur des effets spéciaux chez Omnibus Computer Animation et remporte un prix Pixel-INA pour les effets visuels de Flight of the Navigator (1986) lors d'Imagina87. En 1987, il fonde ensuite Kleiser-Walczak Construction Company (KWCC) et développe une technique d'animation de personnages 3D basée sur la capture de mouvements (motion capture). KWCC travaille avec Douglas Trumbull en 1992 pour réaliser la partie animation par ordinateur dans un triptyque de films d'attraction destinés à l'hôtel Luxor de Las Vegas. KWCC est également présent sur plusieurs longs métrages (voir liste) dont Stargate et The Rage: Carrie 2. Dernièrement il a réalisé The Amazing Adventures of Spiderman pour Universal Studios en Floride et la partie animation par ordinateur de l'opéra de Robert Wilson Monsters of Grace. En 2000, KWCC achève les effets visuels du long métrage X-Men. Jean Segura

Filmographie/Filmography

1999 : The Rage: Carrie 2 (Katt Shea)
JK, co-executive producer with Diana Walczak
1997 : Mortal Kombat Annihilation (John R. Leonetti)
1995 : Judge Dredd (Danny Cannon)
1994 : Stargate (Roland Emmerich)
JK, co-digital visual effects executive producer with Diana Walczak
1994 : Clear and Present Danger (Philip Noyce) Titre français : Danger Immédiat
JK, computer animation supervisor
1992 : Honey I Blew up the Baby (Randal Kleiser) Titre français : Chéri, j'ai agrandi le bébé
1986 : Flight of the Navigator (Randal Kleiser)
JK, special effects supervisor
1982 : Tron (Steven Lisberger)
JK, computer production supervisor
1980 : The Blue Lagoon (Randal Kleiser) Titre français : Le Lagon bleu
JK, special optical effects

Streaming Interview
01: you created your own company ?
02: short movies ? motion capture?
03: involved in films again...
04: the Amazing Adventure of Spiderman / stereoscopic
05: your talk at imagina this year...


Christophe HERY

Après des études d'architectures et un premier job chez TDI (Thomson Digital Image), Christophe Héry a été le premier européen à intégrer l'équipe d'ILM (Industrial Light & Magic), en 1993. Après avoir été l'assistant de Mark Dippé (responsable des effets spéciaux de Jurassic Park) sur des films comme La Famille Pierrafeu (The Flintstones) ou The Mask, il a supervisé les effets spéciaux de Spawn, le premier film du même Mark Dippé. A 33 ans, il est aujourd'hui superviseur des images de synthèse (computer graphics supervisor) et a été l'un des artisans de La Menace fantôme. Alors qu'il termine les effets spéciaux du prochain film de Brian de Palma, Mission to Mars, Christophe Héry a trouvé le temps, au début du mois de février, pour venir à Imagina, à Monaco, présenter le travail d'ILM.

Streaming Interview
01: what's the real influence of technology on Georges Lucas script ?
02: have you created new technologies for this film ?
03: how have you organized the work in ILM ?
04: have things changed in Hollywood from the point of view of special effects ?
05: will ILM produce full computer generated movies ?

Peut-on mesurer l'influence de l'évolution des effets spéciaux sur le scénario de La Menace fantôme ?
Elle est évidemment très importante. Depuis plusieurs années, Georges Lucas observait les progrès d'ILM dans le domaine des images de synthèse. Tout en écrivant le script, il se renseignait en permanence sur l'état de l'art. Nous jugeant prêts, il nous a poussés un peu plus sur certains aspects. Ainsi, le personnage de Jarjar est né de la perception qu'a eue Georges des possibilités de l'animation chez ILM. Par ailleurs, certaines séquences, comme la pod-race ou la bataille au sol, ne sont devenues réalisables que très récemment.

A quels problèmes techniques nouveaux votre équipe a-t-elle été confrontée ?
Les nouveaux problèmes ont concerné la création de terrains pour la pod-race, la simulation des vêtements et des oreilles pour les Gungans, la gestion de foule pour la bataille de la fin. Ce dernier point a constitué ma tâche principale sur ce film, sous la direction de Dennis Muren. Pour résoudre ces problèmes, nous avons dû développer des outils spécifiques. Dans les domaines de l'animation faciale, de la motion capture et des simulations de collision, nous avons également accompli d'immenses progrès à travers la production de La Menace fantôme.

Comment avez-vous résolu les problèmes liés aux personnages entièrement numériques ?
Les moteurs de rendu (ILM utilise principalement Renderman de Pixar) ont considérablement progressé depuis le temps des boules de plastique ou des logos transparents. Nous avons passé beaucoup de temps à enrichir nos personnages de textures peintes. Pour ce qui est de l'animation, il est maintenant possible de faire jouer un personnage comme un véritable acteur. Les clés sont réellement dans les mains du réalisateur.

Comment voyez-vous l'avenir de la production des effets spéciaux numériques pour le cinéma ?
Cela fonctionne malheureusement de manière cyclique. Un gros projet, comme Jurassic Park ou Toy Story, entraîne toute l'industrie des effets spéciaux dans une expansion phénoménale. Lorsque je suis arrivé chez ILM, en 1993, nous étions moins de 50 dans le département des images de synthèse. Nous sommes plus de 600 aujourd'hui. Mais le soufflé peut aussi retomber. Les producteurs d'Hollywood peuvent, tout d'un coup, avoir peur des investissements à faire pour les effets spéciaux. Nous avons récemment dû abandonner un projet d'adaptation de Frankenstein réalisé entièrement en images de synthèse. Universal s'est retiré du projet, mais rien ne dit qu'ILM ne continuera pas à y travailler, car c'est l'un de ses objectifs. Même si le travail de manque pas (je termine Mission to Mars, le prochain Brian de Palma), nous entamons aujourd'hui une période plutôt creuse.

Et d'un point de vue technique ?
Pour ce qui est des effets spéciaux, l'avenir est sûrement dans le temps réel. Il va devenir de plus en plus important de pouvoir donner un feedback au réalisateur pendant le tournage, afin qu'il puisse choisir entre plusieurs options. Aujourd'hui, cela peut être très pénible pour eux, car ils ne voient les plans finis que des mois, voire des années, après avoir tourné les scènes avec leurs acteurs. Vu le planning des acteurs hollywoodiens, il n'est presque jamais possible de les faire revenir si l'on obtient pas le résultat escompté.

A quand le prochain épisode de Star Wars ?
On entend parler d'un démarrage de la production en automne. La sortie est prévue en 2003.

Gustave Podroe

 

Extrait du programme officiel d'Imagina 2000