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Tomy Lee Jones - Interview


Tommy Lee JonesCostume sombre croisé du meilleur faiseur et lunettes noires, l'homme qui rentre dans la pièce est un vrai "man in black". Tommy Lee est son prénom, son nom est Mr Jones. Comme il peut aisément balancer une réponse assassine aux questions qu'il juge inintéressantes, c'est auprès de Mr Ford (prénom Harrison) que nous l'avons vérifié. Les deux partenaires du Fugitif se sont croisés au festival de Deauville. Et après la présentation de Space cowboys, un week-end en Normandie n'a pas suffit à Tommy Lee Jones. La raison de son retour et de sa rencontre avec Philippine Dautun est simple, un second film présenté en avant-première : L'enfer du devoir (titre original : Rules of engagement).



Philippine Dautun : Quelles ont été les grandes différences entre les tournages de Space cowboys et L'enfer du devoir ?

Tommy Lee Jones : Principalement les lieux de tournage. Le premier à été réalisé surtout en Floride, à Cap Canaveral ; sous la direction de Clint Eastwood, un type qui n'aime pas beaucoup travailler avant 11 heures le matin et pas beaucoup prolonger après 14h30 ou 15h. Et pourtant avec lui, vous regardez votre montre vers 16h, et vous vous dites : "c'est incroyable, je viens de faire l'équivalent de deux journées de travail". Il travaille très vite, l'ambiance sur son plateau est très joyeuse, sans "grondements de tonnerre ni roulements de tambours".
L'enfer du devoir lui, m'a offert la merveilleuse opportunité de visiter le Maroc, car nous y avons beaucoup voyagé pour les besoins du décor. C'est un pays magnifique et passionnant.

PD. On vous dit toujours très prêt en arrivant sur un plateau, détestant perdre son temps. Quelqu'un du genre : "prends l'oseille et tire toi"…

Tommy Lee JonesTLJ. "Prends l'oseille"…
je ne crois pas que ce soit me rendre justice. En revanche, être prêt, oui. Je pense que c'est la meilleure façon d'éviter de perdre du temps, de l'énergie et gâcher le précieux argent de nos studios. Dans le cas contraire, la qualité artistique du film en pâtit.

PD. Vous aviez déjà tourné plein de films et soudain avec Le Fugitif les lumières se braquent sur vous.
Seriez-vous soudain devenu meilleur acteur ?

TLJ. Non, mais le film a rapporté beaucoup d'argent. Les gens l'ont aimé. J'ai été acteur toute ma vie, j'essaie d'être meilleur chaque jour, mais je n'ai pas perçu alors de changement radical. Ce film a profité à tous ceux qui en étaient. De ce tournage, je me souviens d'un heureux séjour à Chicago. Je m'y suis bien amusé, suis allé pêcher sur le lac, ai mangé plein de pâtes… c'est tout ce que je sais.

PD. Suit le succès de Men in black, comment l'avez-vous vécu ?

TLJ. Mais cela fait du bien, un bien fou ! Les acteurs rêvent tous à être appréciés, approuvés. Peut-être le cherchent-ils beaucoup plus désespérément que le reste du genre humain !

PD. Qu'en est-il d'un Men in black 2 ?

TLJ. Il se fera, c'est sûr, les négociations financières sont très abouties. Mais il faut attendre que Barry Sonnenfeld, Will Smith et moi-même soyons disponibles au même moment. Il y a un script, mais il demande à être retravaillé, jusqu'à ce que Barry en soit satisfait.

Philippine Dautun