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En
France, au XIVème siècle, la jeune Aliénor, fille de médecin, rompt
avec sa condition de jeune fille et parvient contre toute attente
à soigner le roi, victime d'une fistule. En récompense, le souverain
accepte de la marier à Bertrand de Roussillon, qu'elle aime depuis
son enfance. Mais celui-ci refuse de consommer le mariage. Aliénor,
obstinée, se fait alors passer pour une autre jeune femme que Bertrand
désire ardemment.
En rupture avec la tradition du conte chevaleresque, Marie-Chritine
Questerbert met en scène un personnage féminin qui s'élance dans
le monde, une héroïne, qui n'est pas la dame qui attend son chevalier
à sa fenêtre. L'ingéniosité qu'elle déploie pour arriver à ses fins
(la chambre obscure est le procédé de fiction à l'origine des jeux
d'illusion) fait pencher le film vers le conte de fées et adopte
donc un point de vue particulièrement féminin.
Peu
soucieuse de l'exactitude d'une reconstitution historique fidèle,
la réalisatrice transpose l'univers médiéval avec beaucoup de liberté
et de stylisation. Inspirée par la miniature, elle mélange la convention,
le réalisme (le lys, les costumes, les objets de la vie quotidienne)
aux décors naturels et parvient à imposer une étrange et irréelle
unité au film. Unité particulièrement soulignée par l'utilisation
des certaines couleurs: le bleu azur, le rouge chaud, le vert.
Mais
une certaine hésitation entre le premier et le deuxième degré ainsi
qu'une mise en scène un peu plate font douter de la totale réussite
de ce premier long-métrage de Marie-Christine Questerbert. "La chambre
obscure" est un peu à considérer comme un OVNI dans la sélection
de cette Quinzaine des Réalisateurs 2000.
Mais n'est-ce pas la vocation de cette sélection que de témoigner
de la diversité du cinéma ?
David
Dibilio
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| Casting |
Caroline
Ducey, Melvil Poupaud, Mathieu Demy, Sylvie Testud,
Jackie Berroyer, Hugues Quester, Edith Scob |
| Scénario
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Marie-Christine
Questerbert, avec la participation de Danièle Dubroux
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| Production |
Maripol
Fauke,
New York Beat Film
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| Durée |
1h47' |
| Montage |
Catherine
Quesemand
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