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Un Certain Regard
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Critics' Week

----Quinzaine des Réas.









Critics' Week
Amours chiennes (Amores perros)
de Alejandro Gonzalez Inarritu
Mexique

Mexico, un terrible accident de voiture. Trois vies entrent en collision. Trois points de vue. Octavio décide de fuir avec Susana, la femme de son frère et fait de Cofi, son chien, l'outil qui lui permetra de réunir l'argent nécéssaire à cette fuite. Daniel quitte sa femme pour vivre avec Valeria, un superbe mannequin. El Chivo n'espère plus rien de la vie et loue se services comme tueur à gages.
Dans un paysage cinématographique mexicain squatté par le nom d'Arturo Ripstein, Alejandro Gonzalez Inarritu, superbe inconnu, déboule avec un premier film d'une belle intensité.
Comme il le dit lui-même, "Amores perros" a été fait non pas avec le coeur , mais avec les tripes et un bout de foie". On veut bien le croire au vu de cette énergie débordante mais toujours maîtrisée, jamais gratuite, de ce sens du montage et de la photo qui sautent aux yeux, surtout dans la première des trois parties du film. Parti de l'idée que chaque évènement implique plusieurs protagonistes, et donc plusieurs points de vue, Alejandro Gonzalez explore les perspectives de cette histoire en miroir, remonte le cours du récit qui mène à un accident de voiture. Et tout cela se tient : les personnages, tous de classe sociale et d'univers différents, ont tous en commun l'amour des chiens. Chiens de combat, toutous de compagnie ou bâtards des rues. Ceux qui n'auraient jamais dû se rencontrer voient leurs vies se téléscoper dans la fracas de la tôle froissée d'un carrefour de Mexico. Dynamitage des notions de temps et d'espace, "Amores perros" est aussi une chronique désenchantée de la capitale mexicaine qui nous mène de la jet-set de la mode et de la presse jusqu'au bas-fonds des clochards et des combats de chiens. On l'aura compris, le cinéma est bien vivant au sud des Etats-Unis, il respire d'un souffle nouveau, d'amour et de rage. Jusque sur la Croisette, dans une Semaine de la Critique, menée par son nouveau Délégué Général, José Maria Riba, de très haute tenue.

David Dibilio


Casting Gael Garcia Bernal,
Emilio Echevarria,
Goya Toledo,
Alvaro Guerrero,
Vanessa Bauche,
Jorge Salinas
Scénario Guillermo Arriaga Jordan
Durée 2h33
Producteur Alejandro Gonzalez Inarritu

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