A
sa sortie de prison, Leo Handler rentre chez lui. Il n'a qu'un objectif
: rester dans le droit chemin. Il trouve du travail grâce à son
oncle Franck, patron de l'Electric Rail Corporation, qui règne sur
le métro, dans le Queens. Son ami de toujours, Willie, l'initie
aux méthodes de l'entreprise et Léo découvre la face cachée des
florissantes opérations de son oncle. Témoin de chantages, de la
corruption, y compris d'un meurtre, il est au cœur d'une situation
explosive : il détient un secret qui fait de lui la cible de la
plus impitoyable famille de la ville … la sienne.
Présentant son nouveau film comme un croisement entre Rocco
et ses frères et La bête humaine, The
yards est un drame social. Leo qui, à une autre époque,
aurait pu bénéficier d'un statut, d'un travail et d'une reconnaissance,
se retrouve sur le bord de la route. Il ne peut être que face au
néant. Tout comme dans Little Odessa , son premier
film qui avait bénéficié d'un très bon accueil critique, The
yards est construit sur des liens familiaux complexes, sous
le joug de la fatalité.
Sombre dans le propos, le film l'est également dans sa forme. Quasi
exclusivement nocturne, le film oscille entre brun et terre. Pari
réussi pour l'un des enfants prodiges du jeune cinéma indépendant
américain qui a attendu cinq ans pour réaliser son deuxième long-métrage,
pétri par l'angoisse de décevoir. Il est vrai que la pression se
faisait croissante pour James Gray. Il peut se détendre. Et même
espérer figurer au palmarès du jury dimanche soir.
David
Dibilio
James
Gray
Né
en 1969, il a écrit et réalisé son premier film, Little Odessa
, à 24 ans et obtient le Lion d'Argent au Festival de Venise 94.
Son deuxième film, The yards , le ramène à son Queens natal.
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| Casting
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Mark Wahlberg, Charlize Theron, Joaquin Phoenix, James
Caan, Faye Dunaway. |
| Scénario |
James Gray, Matt Reeves |
| Producteur
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Yardage
Inc |
| Distribution |
Bac Films |
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