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HEDWIG AND THE ANGRY INCH

Synopsis
Petit garçon, Hansel vivait dans le Berlin-Est communiste, rêvait de trouver sa moitié et de devenir une célèbre rock star américaine. Lorsqu’un beau GI américain lui promet l’amour et la liberté, son rêve devient réalité. Afin de se marier et d’émigrer aux Etats-Unis, Hansel subit une opération pour changer de sexe mais cette transformation rate et la laisse avec un petit bout de chair, le fameux « angry inch ». Divorcée mais non découragée, se faisant maintenant appeler Hedwig, elle se pare d’un maquillage immaculé et d’une perruque à la Farrah Fawcett et forme un groupe de rock, The Angry Inch. Hedwig se prend alors d’affection pour le jeune Tommy Gnosis, qui finit par lui voler ses chansons et devient de cette façon la rock star qu’Hedwig a toujours rêvé d’être.

Critique
Repéré à Sundance puis à Berlin, le film de John Cameron Mitchell, jeune acteur de la scène new yorkaise, sème une aura de film culte à chacune de ses présentations. Comédie musicale punk portée par son acteur-réalisateur, Hedwig and the Angry Inch ne brille pourtant pas vraiment par l’originalité de sa mise en scène. Dans le genre, un film comme Velvet Goldmine de Todd Hayes, primé à Cannes en 1998, se révélait d’une facture plus complexe et plus riche. Hedwig, par comparaison, est plus simple et se veut une fable naïve à l’image des dessins qui illustrent la jeunesse du personnage. Développant avec intelligence les thèmes de la fracture et de la division (politique, avec le Mur de Berlin, et sexuelle), le scénario rend le personnage d’Hedwig attachant et passionnant, une sorte de poupée meurtrie portant sur son corps les cicatrices de l’Histoire.

Mais ce qui séduit surtout dans le film, ce sont les nombreux numéros musicaux qui jalonnent et constituent le récit. Enregistrée live, la musique est tout simplement vibrante et les extraordinaires numéros musicaux permettent à John Cameron Mitchell de donner libre cours à son talent. Chacune des chansons portent en elles la tragédie du personnage et trottent dans nos têtes longtemps après la vision du film. Des morceaux comme The Origin of Love ont tout du futur classique et, tout comme le film, ne nous laisseront pas intacts.

Yannis Polinacci

Réalisateur
John Cameron Mitchell est d’abord acteur de théâtre à Broadway, puis à la télévision et au cinéma. Il est membre fondateur du Drama Department Theater Compagny, pour lequel il adapte et met en scène la pièce de Tenessee Williams « Kingdom of Earth ». Il élabore « Hedwig and the angry inch » avec le parolier Stephen Trask pendant quatre ans dans des clubs avant que la pièce ne soit jouée « off » à Broadway en 1998. John Cameron Mitchell l’adapte ensuite au cinéma. Hedwig and the Angry Inch est son premier long métrage.




 Hedwig and the Angry Inch
 Closing Night (Deauville)
Film Credits
Réalisateur
John Cameron Mitchell
Scénario
John Cameron Mitchell
Photo
Frank G. DeMarco
Monatge
Andrew Marcus
Décors
Therese De Pez
Musique
Stephen Trask
Casting
John Cameron Mitchell Andrea Martin Miriam Shor Michael Pitt Alberta Watson