----Un Certain Regard
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Critics' Week

----Quinzaine des Réas.









Un Certain Regard
Je préfère le bruit de la mer (Preferisco il rumore del mare)
de Mimmo Calopresti
Italie

En visite en Calabre, sa région natale, Luigi, un homme d'affaires turinois, est ému par la tragédie que vit le jeune Rosario, un parent éloigné. La mère de l'adolescent a été assassinée et son père est en prison. Luigi décide alors de le faire venir à Turin dan un foyer d'adolescents difficiles dirigé par le père Don Lorenzo. Luigi insiste pour que Rosario rencontre son jeune fils, Matteo, enfant gâté et maussade. Une amitié poignante se nouera entre les deux jeunes garçons et lorsque la présence de Rosario pousse Matteo à se rebeller contre l'autorité paternelle, les complexes profondément ancrés de Luigi autour de ses origines refont surface.

Après la polémique, en Italie, sur l'absence de films italiens en compétition officielle, les festivaliers, et le public français sur les écrans le 17 mai, découvrent le seul représentant de la péninsule à Cannes, à "Un certain regard".

Calopresti est l'un de ces cinéastes que l'on aime suivre et qui, en trois films, imprime doucement, discrètement, comme lui, son empreinte fine et délicate dans un paysage cinématographique italien en mutation. De facture classique, toujours dans la linéarité du récit, Calopresti, après les Brigades Rouges ("La seconda volta") et les névroses contemporaines ("La parola amore esiste"), se penche sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte, sur l'enfant que nous avons tous été et qui nous accompagne tout au long de la vie. Le film raconte comment la rencontre de ces deux jeunes garçons provoque une crise chez les adultes qui les entourent. Comment ils apprendront à respecter leurs différences, à faire un pas vers l'autre, bref, à s'aimer.

Calopresti ne donne pas de leçon, un peu désabusé (ou réaliste), il pense que "le cinéma ne peut pas changer le monde", mais avec la conviction optimiste que "chaque moment de notre vie est le bon moment pour changer, grandir, recommencer".

Egalement interprète de son film, il incarne un Don Lorenzo généreux, de ceux qui aime donner sans retour. La générosité, un compliment qui lui va bien.

David Dibilio

Mimmo Calopresti

Entre 1987 et 1994, Mimmo Calopresti a travaillé sur de nombreux documentaires. Ses deux précédents films, "La seconda volta" (1995) et "La parola amore esiste" (98), tous deux avec Valeria Bruni-Tedeschi, ont étés présentés à Cannes, (Sélection officielle en compétition et Quinzaine des réalisateurs). "Preferisco il rumore del mare" est son troisième long-métrage.

Casting Silvio Orlando, Michele Raso, Paolo Cirio, Fabrizia Sacchi, Mimmo Calopresti.
Scénario Mimmo Calopresti
Co-Producteur Bianca film, Mikado, Rai (Rome) et Arcapix (Paris)
Distribution Rezo Films

Cannes 99 - Cannes 98 - Cannes 97 - Cannes 96 - Cannes 95