|
|
|
Todo
sobre mi madre
|
![]() |
Synopsis Pour le dix-septième anniversaire d'Esteban, Manuela lui offre le livre de Truman Capote, Musique pour Caméléons, et une soirée au théâtre où ils vont voir " Un tramway nommé désir ". Mère et fils partagent
la même admiration pour Huma Rojo, l'actrice qui joue le rôle de Blanche
Dubois. A la sortie du théâtre, il pleut à verse mais Esteban tient à
demander un autographe à Huma. Sous le porche, en face de l'entrée des
artistes, Manuela et Esteban attendent l'actrice tout en évoquant l'émotion
que leur a procuré la pièce. |
|
Mère et fils partagent la même admiration pour Huma Rojo, l'actrice qui joue le rôle de Blanche Dubois. A la sortie du théâtre, il pleut à verse mais Esteban tient à demander un autographe à Huma. Sous le porche, en face de l'entrée des artistes, Manuela et Esteban attendent l'actrice tout en évoquant l'émotion que leur a procuré la pièce. A la surprise d'Esteban, sa mère lui raconte qu'il y a vingt ans, elle avait interprété Stella face au père d'Esteban dans le rôle de Kowalsky. Il est bouleversé que Manuela lui parle enfin de son père. Depuis longtemps, il souhaitait tout savoir de cet inconnu. Manuela lui promet qu'une fois rentrés à la maison, elle lui dira tout. C'est alors que sortent Huma et Nina Cruz, sa partenaire et compagne. Elles se disputent violemment tout en arrêtant un taxi. Quand la voiture démarre, Esteban court à sa poursuite mais se fait renverser par un autre véhicule. Alors que la voiture s'enfuit, Esteban gît sans vie, sourd aux cris de sa mère. Désespérée, folle de douleur, Manuela fuit Madrid pour Barcelone. Décidée à exaucer le dernier vœu de son fils, elle part à la recherche de l'homme qu'elle a aimé et quitté, il y a dix-huit ans, le père de son fils dont le nom était aussi Esteban , avant qu'il ne devienne Lola la pionnière. |
|
Pedro Almodovar raconte... Après le tournage de " La fleur
de mon secret ", j'avais pris des notes sur le personnage de Manuela,
l'infirmière qui apparaît au début. Une femme normale qui, dans les scènes
de simulation (au cours desquelles les médecins annoncent à une mère hypothétique
la mort de son fils) se transformait en une véritable actrice, bien meilleure
que ses partenaires médecins. Au départ, je pensais faire un film sur
la capacité qu'ont certains non acteurs a jouer la comédie. |
![]() |
| Quand j'étais enfant, je me
souviens avoir noté cette faculté chez les femmes de ma famille. Elles simulaient
plus et mieux que les hommes. Et à force de mensonges, elles parvenaient
à éviter plus d'une tragédie. Il y à quarante ans, la Mancha était une région
aride et machiste, ou l'homme régnait dans son fauteuil à oreilles tapissé
de skaï luisant, pendant que les femmes résolvaient réellement les problèmes,
en silence, à coup de mensonges. (Est-ce pour cette raison que Garcia Lorca
disait de l'Espagne qu'elle avait toujours été un pays d'actrices nées?
) Contre ce machisme de la Mancha dont je me souviens (peut-être en l'exagerant) des ma petite enfance, les femmes faisaient semblant, mentaient, dissimulaient, permettant ainsi à la vie de couler et de suivre son cours à l'insu de leurs hommes. Ce fut pour moi une révélation : le spectacle de ces femmes bavardant dans le patio a marqué ma vie. Je ne le savais pas, mais ça allait devenir un des thèmes de mon treizième film, la capacité de la femme à mentir. Et la maternité blessée. Et la solidarité spontanée entre femmes. "J'ai toujours eu foi dans la bonté des inconnus" faisait dire Tennessee Williams à Blanche Dubois. Dans "Tout sur ma mère", la bonté est celle des inconnues. |
![]() |
|
|
A seize ans, il s'installe
à Madrid, seul, sans famille et sans argent, mais avec un projet très
concret : étudier et faire du cinéma. Il est impossible de s'inscrire
a l'Ecole Officielle du Cinéma, Franco vient de la fermer. Comme il ne
peut pas apprendre le langage (la forme), il décide d'apprendre le fond,
et passe son temps à vivre. C'est la fin des années soixante et, malgré
la dictature, Madrid représente pour un adolescent provincial, la ville
de la culture et de la liberté. |
|
| GENERIQUE | |
| Producteur | Agustín Almodóvar | Réalisateur | Pedro Almodovar |
| Scénario | Pedro Almodovar |
| Montage | Jose Salcedo |
| Photo | Alfonso Beato |
| Musique | Alberto Iglesias |
| Directeur Artistique | Antxon Gomez |
| Costume | Jose Maria De Cossio, Bina Daigler |
| Interprètes | Cecilia Roth, Eloy Azorín, Marisa Paredes, Penélope Cruz, Candela Peña, Rosa Maria Sardá |
| Durée | 140 min |
| Distribution | Goldwyn |