Le deuxième jour : jeudi 14 mai
 
Accélération
 
 
Aujourd'hui, Cannes battait son plein. La quinzaine des réalisateurs ouvrant ses portes pour sa trentième édition. Cette section parallèle créée dans un contexte socio-cultrel et politique de mécontentement lié aux événements de Mai 68 avait cette année là d'ailleurs, fait interrompre le fesival en plein milieu de la manifestation. La Société des réalisateurs qui avait pris un engagement radical aux côtés des étudians, et des ouvriers venait de se constituer créant la "Quinzaine des réalisateurs" pour ouvrir le festival à d'autres nationalités, y faire découvrir des auteurs plus margineaux, moins connus, en toute liberté.

L'indignation, c'est le mot qui convient pour décrire l'ouverture de "La semaine de la critique" : comme ce fut le cas pour toutes les sections parallèles du festival, la manifestation fut bannie cette année du "bunker", et son public relégué au Théâtre des Arcades où le confort et la qualité des projections laissent à désirer.

Le marché du film, lui s'installait au MIF Pavillion une tente géante sous laquelle s'affairaient grand nombre des sociétés du marché. Les chiffres sont assez parlants : 4255 enregistrés pour 1421 sociétés présentes issues de 71 pays différets, dès le premier jour d'ouverture !

Le film de Patrice Chéreau "ceux qui m'aiment prendront le train" fut projeté en sélection officielle aujourd'hui et semble avoir réchauffé les coeurs de la critique européenne. Cette comédie noire est basée sur l'histoire athentique de l' enterrement d'un peintre pour laquelle Jean-Louis Trintignant déclarait à 67 ans et 40 ans de carrière, son dernier retour à la scène. Le jeune acteur Vincent Perez, dans le rôle d'un transexuel fut félicité pour sa prestation.

L'autre film en compétition "The Rose Seller " de Victor Gaviria fut perçu comme une injection amère de la réalité : une jeune fille de treize ans, Lady Tabares y joue le rôle d'une petite marchande de roses faisant partie d'une bande de gosses lâchés dans un quartier de Medellin, ville de tous les désespoirs et sans avenir. Arrivée hier à Cannes, sortie de son pays pour la première fois, Lady Tabares disait à la presse, le " film est un parallèle de notre vie".

Parmi les nouveaux arrivant à Cannes, figurait William Hurt héro du film d'Alex Proyas, "Dark city" (hors compétition), Roman Polanski, Sophie Marceau, Julie delpy, William Defoe, le tant attendu Jonny Depp, Roger Corman, Claudia Schiffer. Paul Auster était aussi présent pour la projection de "Lulu on the bridge" dans la section "Un certain regard", caractérisant son film de "laboratoire de la folie humaine", après quoi, il rentrerait se consacrer à son prochain livre.

Quant soirées, celle à ne surtout pas rater était organisée dans le pavillion américain qui pour le dernier épisode de Seinfeld accueillait à quatre heures du matin tous les fans du sitcom, autour d'un poste de télévision !
 


 
Au programme pour vendredi 15 mai

SELECTION OFFICIELLE
My Name Is Joe  
(Ken Loach)
08h30, 14h00, 19h00 Lumiere

Fear And Loathing In Las Vegas 
(Terry Gilliam)
11h15, 21h45 Lumiere

Dance Me To My Song 
(Rolf De Heer)
16h30 Lumiere

Dark City (hors compétition) 
(Alex Proyas)
24h30 Lumiere
 

UN CERTAIN REGARD
Zero Effect  
(Jake Kasdan)
11h00, 7h00 Debussy

Little Tony 
(Alex Van Warmerdam)
14h30, 22h30 Debussy
 

QUINZAINE DES REALISATEURS
Happiness 
(Todd Solondz)
11h15, 9h30 Noga Hilton

Spring In My Hometown 
(Kwangmo Lee)
14h30, 22h15 Noga Hilton
 

SEMAINE DE LA CRITIQUE
Christmas In August 
(Hur Jin-Ho)
11h30, 22h00 Arcades 2
19h30 Arcades 1