| Cérémonie de clôture :
|
|
| Benigni en extase | |
| "Le cinéma se nourrit de la réalité, même s'il la transforme" tels étaient les mots d'introduction d'Isabelle Huppert, lors de la soirée de Palmares, qui contrairement aux Oscars de nos amis américains, fut expédiée en une demi-heure. | |
| Trois prix ont d'abord été distribués par un jury sépcial : celui du court
métrage, pour lequle le vote unanime alla à "l'interview" de Xavier Gannoli.
Vittorio Storaro, élu maître de la lumière, reçut le prix de la meilleure
photographie pour Tango de Carlos Saura.
Ce chef opérateur hors paire avait d'ores et déjà obtenu trois oscars, pour
son travail sur "Apoccalyse Now", "Reds", et "le dernier empereur".
Quand à la caméra d'Or, c'est le réalisateur de documentaire américain, Marc
Levin, qui en fut récompensé, pour son film "Slam", présenté dans le cadre de
"la quinzaine des réalisaterus" . "Slam" obtint le titre de meilleur premier
film, toutes catégories confondues.
Le grand jury qui avait passé la journée à délibérer dans une villa secrête fit son entrée en attribuant une nouvelle récompense : celle de La meilleure Contribution Artistique, pour le troizième long métrage de Todd Haynes, "Velvet Godmine". Généralement, le prix spécial du jury revient au film qui a suscité la plus forte émotion. Cette année, il fut impossible de départager "La classe de neige" de Claude Miller qui possède d'ores et déjà 10 films à son crédit, et "Festen" le film du plus jeune réalisateur de la compétition, Thomas Vinterberg, et ses 29 ans. Le meilleur scénario revint à Hal Hartley pour "Henry Fool" et le prix du meilleur réalisateur à John Boorman pour "The General".Il y a 28 ans Boorman avait reçu les mêmes honneurs, pour "Leo, The Last" qu'il avait dédiés au peuple irlandais pour le moment historique que cela représentait pour le pays. Peter Mullan fit l'unanimité pour sa prestation d'acteur dans "My Name is Joe"
et apparut sur l'estrade dans son kilt traditionnel alors que tous les hommes
sont censés porter le smoking". |
|
| Le gagnant du Grand Prix fut incontestablement Roberto Benigni pour "La Vita e Bella"qui prit Isabelle Huppert dans ses bras et la souleva du sol, alla embrasser Martin Scorsese et fit mine de lui baiser les pieds, avant de s'approcher de tous les membres du jury pour les embrasser. Ce fut le moment le plus marquant de la cérémonie, scandé par les applaudissements chaleureux du public. | ![]() |
| Et puis le moment solennel arriva avec l'annonce de La Palme d'Or décernée à
Théo Angelopoulos, pour "L'éternité et un jour". Ce fut la surprise pour la
plupart car le film considéré comme appartenant à la vieille école ne figurait
pas parmi les favoris. Théo Angelopoulos, recevait là sa première Palme d'Or,
après avoir obtenu le Grand Prix en 1995, et celui du meilleur scénario en
1984. Carol |
|