Promenade sur la Croisette 

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Pas parfait ...mais presque 
  
Comme chaque année, le festival a démarré par la longue liste des films présentés (1074 dont 269 sur 35 mm, le reste en video, issus de 74 pays différents), approchant pour sa 51 ème édition, le rêve de Gilles Jacob : créer un équilibre harmonieux entre la production hollywoodienne, les films d’auteurs et la découverte de nouveaux talents.
Godzilla
La recette :

Sélectionner quelques films dont l’arrivée des vedettes sur la croisette assure la couverture médiatique du festival, sans aucune prétention de concourrir pour la palme.
 

Présenter des films tels que "Primary Colors", "Blues Brother 2000" et "Dark City" déjà sortis en Amérique, qui à Cannes, font figure de nouveautés pour le public européen. 

Avoir dans sa manche un bel éventail de nouveaux films dont les auteurs ont déjà été primé à Cannes ou dans d’autres festivals, tels que Theo Angelopoulos, Nanni Moretti, Patrice Chéreau, Rolf de Heer, Hou Hsaio-Hsien, Hector Babenco, Jhon Boorman, Lars von Trier, Ken Loach ...ou Shoei Imamura (Palme d’Or en 1983 et 1997) et Roland Joffe (Palme d’Or 1986) ayant tous les deux un film dans la sélection officielle, cette année.   

Mettre en avant les petits nouveaux qui percent : le français Erick Zonca, en tête avec "La vie rêvée des anges", John Turturro, déjà favoris à cannes en tant qu’acteur, -en compétition cette année avec sa deuxième réalisation "Illuminata"-, rajouter Todd Haynes ("Velvet Golmine") et Lodge Kerrigan ("Claire Dolan"), qui tous deux, avecTurturro viennent de passer dans la catégorie supérieure. 

Réserver pour la clôture du festival, une cohabitation judicieuse de "Godzilla" (la superproduction de Sony) et "Fear and Loathing in Las Vegas", le parti-pris de Terry Gillian, ou celui d’un homme tout à fait capable de concevoir des lézards géants sans avoir recours aux effets spéciaux. 

Mettre une cerise sur le gateau : Buena Vista profitera du festival pour révéler 40 minutes du film fétiche de l’été : "Armageddon" avec Bruce Willis. Et vos invités ne seront pas déçus

A d’autres égards, l’édition 1998 apparaît comme l’année d’un certain renouvellement : un programme est consacré aux films d’étudiants en cinéma. Par ailleurs, la section "Rétrospective" a été rebâptisée "Introspective" afin de pouvoir montrer aussi des films récents. Quant à la section "Classic Cinéma", elle a pris le nom de "Festival Cinema".

Des affiches de bienvenue particulièrement "cucu" dôtées d’un coeur rose bien joufflu ont été érigées dans les lieux stratégiques avec l’approbation présumée des organisateurs.

Dans un genre moins accueillant : "La semaine des critiques" a été bannie du palais des festival pour des raisons officielles dites de logistique, qui ressemblent d’avantage aux tactiques de Big-brother quant à l’accueil de cette partie du programme.
Nick Roddick 

***** 

Lars von Trier se lâche 

"J’ai toujours voulu faire un film porno, malheureusement ce n’est pas celui là, précise le réalisateur suédois, surpassant l’ angoisse du voyage pour assister à la première d’"Idioterne" (the idiots) son dernier long métrage en compétition à Cannes le 20 mai". 

Cependant, la séquence du rapport sexuel, pénétration inclue, qui dure 20 minutes, risque de faire froncer les sourcils des censeurs sauf au Danemark où la censure a été abolie en 1969. La scène qui fait intervenir des professionels du Hard, apparaît lorsqu’un groupe de jeune gens décide qu’une partie de jambes en l’air à plusieurs serait la meilleure distraction de la journée. On retrouve l’acteur Trine Michelsen dans la distribution de ce film (voir photo) qui se prépare pour une séance de bronzage, avec la mayonnaise du pique-nique ! JRJ 
 
 

The Idiots